Série TV

The Good Place

Aujourd’hui, il faut que je vous parle d’une série particulière, que j’ai suivi pendant quatre ans avec entrain et émotion. Elle s’est terminée en beauté il y a quelques semaines.

Il est toujours difficile de dire au revoir à une série, à un univers et à des personnages que l’on a aimés. Personnellement, j’ai toujours peur des fins de série, surtout quand je les ai aimées à ce point. J’ai toujours la crainte que la fin ne soit pas à la hauteur. Mais là, là… C’était beau.

Mais revenons au début. The Good Place, ça raconte quoi ?

Quand la mort n’est qu’un début…

Après avoir été est percutée par un semi-remorque, Eleanor (interprétée par Kristen Bell) se retrouve dans le bureau de Michael (le magique Ted Danson). Il lui apprend que suite à son décès et au vu de son parcours de vie extraordinairement humaniste, elle a gagné le droit de finir le reste de sa vie au « Bon endroit » (le Paradis en gros).

Sauf qu’il y a un problème ! Eleanor ne peut pas avoir gagné le droit d’être au Bon Endroit. La vie que lui a décrite Michael n’est pas la sienne ! Elle n’est pas une grande avocate qui a lutté toute sa vie pour faire entendre les voix des plus pauvres et miséreux à travers le monde. Eleanor est vulgaire, égoïste, égocentrique, méchante… Ne voulant pas finir au Mauvais endroit, elle décide de ne rien dire. Mais combien de temps pourra-t-elle jouer la comédie ?

Je m’arrêterai là, de peur de vous en dire trop.

Une comédie ubuesque…

The Good Place, c’est d’abord une comédie. Les personnages sont tous hallucinants, et les situations juste incroyables ! Qu’est-ce que j’ai ri pendant ces quatre saisons ! Chez moi, au travail, dans le train,… C’est souvent tellement absurdes que ça vous prend complètement par surprise.

Les personnages, magistralement interprétés, y sont pour beaucoup. Outre Eleanor, une blonde flemmarde, vulgaire et méchante, il y a Chidi, le professeur de philosophie incapable de prendre une décision, aussi simple soit-elle. Mais aussi Tahani, Britannique égocentrique et hautaine au possible, et Jason, jeune asiatique au QI vraiment ras-les-pâquerettes que l’on a confondu avec un moine ayant fait le vœu de silence. Et que dire de Janet ? Ce robot/androïde/déesse (???) capable de vous apporter tout ce que vous pouvez souhaiter, avec la connaissance intime de tout ce qui est ou aurait pu être dans l’Univers ?

Tout est exagéré, énorme. Cela aurait rapidement pu devenir too much, ou la magie n’aurait pas pu fonctionner. Cela a été le cas notamment pour la série Miracle Workers, qui avait été distrayante, sans plus. Cela aura pu être une distraction, ni bonne ni mauvaise, qui nous fait passer un bon moment. Mais ici, aussi absurde que cela puisse paraître, tout est calculé, maîtrisé et les fins de saison sont juste excellentes ! Elles sont surprenantes, évidentes et renouvellent complètement le show à chaque fois.

… pour un récit profondément humaniste

Derrière le côté absurde des situations, la série aborde plein de sujets importants. Qu’est-ce que le Bien et le Mal ? Une bonne action est-elle fondamentalement bonne ? Pouvons-nous nous améliorer ? Qu’est-ce que la mort ? Sommes-nous prêts un jour ?

The Good Place fait partie de ses séries que je chérirai longtemps car elle est, pour moi, parfaite. Des personnages hors normes, des situations cocasses et derrière tout cela, une vraie réflexion sur l’Humanité. Elle a su aussi s’arrêter avant d’en faire trop. Je pense que c’est une des meilleures fins de série, car elle est fait sens. Il n’y a pas vraiment de surprises, mais en la regardant, vous savez au plus profond de vous qu’il n’y avait pas d’autres façons de clore le show. La fin est une évidence.


Titre de la série : The Good Place | Années de production : 2016-2020 | Chaîne d’origine : NBC | Nombre de saisons : 4 | Nombre d’épisodes par saison : 13 | Durée des épisodes : 22

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