BD

Paris 2119 de Zep et Dominique Bertail

Dans un futur pas si lointain, les êtres humains peuvent se téléporter partout dans le monde en quelques minutes grâce aux cabines Transcore. Tristan refuse ce monde trop numérique, où les drones vous scannent n’importe quand. Il fait partie des rares à encore utiliser le métro parisien. C’est au cours de ses déplacements pédestres qu’il remarque des comportements étranges chez les utilisateurs des cabines de téléportation.

Paris 2119 ne m’a pas du tout convaincu. Bien que l’univers et les enjeux du récit soient intéressants, le traitement n’est pas du tout à la hauteur. A peine ai-je eu l’impression que les choses commençaient à devenir intéressantes, c’était déjà fini ! Quelle déception !
Le graphisme n’arrange rien. Cela reste aussi froid et impersonnel que l’histoire.

Pourtant, les idées étaient là : les cabines de téléportation, la présence du tout numérique partout et l’impossibilité de rester anonyme, le flicage constant des drones. On est dans un futur où l’on ne fait même plus des enfants tout seul. Il faut passer par la science, et commander son enfant avec les options qu’on veut ! Un peu comme Bienvenue à Gattaca.

Et tout cela, avant que le personnage principal ne se rende compte des soucis que les cabines de téléportation posent. Ils auraient pu alors creuser la pression des lobbys, partir sur le terrain de la machination des grandes entreprises pour couvrir un problème majeur.

En bref, les idées étaient bonnes, mais on ne fait que les survoler jusqu’à une fin qui n’en est pas vraiment une. Quelle déception !

C’est une lecture que je ne conseille pas.


Titre : Paris 2119 | Auteurs : Zep (scénariste) / Dominique Bertail (dessinateur) | Éditeur : Rue de Sèvres | Nombre de pages : 80 | ISBN : 9782369812159

4 commentaires

  • Blondin

    Zut… moi j’ai vraiment aimé même si ça va vite c’est vrai. J’adore le graphisme de Bertail et je découvre progressivement en zep un scénariste assez bon. Ceci dit sur The End on retrouve le même problème de gestion du temps, sans doute du fait du syndrome contemplatif des dessinateurs passes au scénario. ..

    • Ladilae

      Je pense que si l’histoire avait pris son temps, j’aurais beaucoup plus accroché au graphisme, qui est sympa. L’atmosphère aurait mérité elle aussi plusieurs tomes.
      Je suis d’autant plus frustrée que le thème me plait et a tellement de potentiel ! Mais au moment où je me disais « ça y est ça commence ! On rentre dans le dur. » bah c’était fini…
      Je n’ai pas lu The end. Je le vois passer, mais j’ai pas eu le temps. Je vais voir si j’ai le temps.

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