Roman

Une lumière dans l’obscurité

D.D Warren, inspectrice à Boston, est de retour au travail, mais interdite de terrain suite à son accident lors de l’enquête précédente (voir A même la peau). Pourtant, elle ne va pas pouvoir s’empêcher d’y retourner. Elle croise alors Flora sur une scène de crime, vingt-quatre heures avant que cette dernière soit portée disparue.

472 jours. C’est le temps qu’à passer Flora entre les mains de son ravisseur cinq années plus tôt. Si elle est libre aujourd’hui, elle reste marquée par son calvaire. Quelle est la probabilité pour que, cinq années plus tard, elle soit de nouveau enlevée ? Pourtant, elle l’est.

Il ne m’a fallu longtemps pour comprendre que ce que j’avais aimé dans le volume précédent (À même la peau) était la marque de fabrique de l’auteur : à savoir une alternance de deux points de vue. Ici encore, celui de l’enquêtrice D.D. Warren et d’une autre femme impliquée dans l’affaire en cours (Flora). Ce deuxième volume a confirmé l’efficacité de cette méthode. J’ai très vite été happée par le récit, alternant entre l’enquête et le calvaire de Flora.

Un récit efficace…

Le personnage qui partage l’affiche avec l’inspectrice D.D. est aussi intéressant que l’était Adeline. Flora est une jeune femme qui a été enlevée et séquestrée pendant 472 jours, avant de réussir à s’évader. Si cela est arrivée cinq ans plus tôt, ce roman pose la question des séquelles psychologiques et de la reconstruction. Il ne suffit pas « juste » d’être secourue, pour être sauvée.

… mais une recette réchauffée

Certains côtés de ce livre m’ont quand même dérangés, car je les trouvais trop faciles. Ayant lu beaucoup de policiers et avalé encore plus de films et de séries policières, j’avais l’impression de me retrouver dans un épisode d’Esprits criminels. J’ai fini par abandonner cette série. Je trouvais qu’elle tournait en rond et que l’on essayait d’aller de plus en plus loin dans le malsain. Je pourrais faire exactement les mêmes reproches à ce roman.

En bref

Si le tout n’est pas très original sur le fonds, la forme fait mouche et ravira les amateurs de polars psychologiques et les fans d’Esprits criminels. Le personnage de Flora est moins intéressant que ne l’était celui d’Adeline, mais sa voix torturée touche. Peut-être ne l’aurais-je pas autant été si j’avais opté pour le papier plutôt que pour le livre lu.


Titre : Lumière noire    |     Auteur : Lisa Gardner    |     Lecteur : Colette Sodoyez | Éditeur : Audiolib |     Nombre d’heures d’écoute : 14 heures et 3minutes    |     Date de publication : 18 avril 2018     |     ISBN : 978-2-36762-666-6

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