Roman

Lectio letalis de Laurent Philipparie

Paris. Un assistant d’édition se tranche les veines en lisant un manuscrit. C’est le troisième à se suicider.

Bordeaux. Gabriel Barrias, indic devenu flic, a un lourd passif avec les milieux sectaires. Quand son enquête sur le meurtre d’un psychiatre, tué par un rapace, le mène sur la piste d’une secte, ses vieux démons resurgissent.

A première vue, les deux enquêtes n’ont rien en commun, et pourtant. Elles les mènent à la poursuite d’une secte qui aurait créé un livre tueur : le lectio letalis. Et au centre de cette incroyable machination, se trouve une jeune femme : Anna Jeanson. Est-elle tueuse ou victime ? Il faudrait déjà réussir à lui mettre la main dessus…

Je tiens d’abord à remercier Netgalley et les éditions Belfond pour cette découverte.

La couverture m’a tout de suite attirée, puis le résumé. C’était ma première demande sur le site de service de presse et je ne pensais pas avoir une réponse positive à peine deux minutes après ma demande. J’ai donc d’abord fini ma lecture en cours avant de me plonger dans ce thriller.

Je ne sais pas vous, mais je crois qu’il est plus facile de faire une critique lorsque l’on a aimé le livre, que l’inverse. Je dois avouer que la lecture de Lectio letalis a été assez dure. Pas que le roman ne soit mal écrit. La plume de l’auteur est agréable à lire.

Des personnages trop caricaturaux et une histoire too much

Mon principal problème a été avec les personnages qui ne m’ont pas convaincue et le récit que j’ai trouvé trop déséquilibré. L’histoire de Barrias aurait pu être intéressante. Mais un indic que l’on promeut enquêteur pour le faire taire ? Faisant fi de tout concours de la fonction publique ou formation ? Que son aversion pour la suspecte se transforme en désir brûlant ?

Je n’ai rien contre les romans violents non plus, mais il ne faut pas que les scènes soient gratuites. C’est pourtant mon ressenti pour certaines de ce roman.

Le roman est assez court. 368 pages. Pourtant, il y a beaucoup de personnages et il se passe beaucoup de choses. Trop à mon goût. J’ai eu l’impression de regarder un téléfilm de série B. Le postulat de base était bon, et c’est bien ce qui m’a frustrée ! Le récit aurait mérité plus de simplicité, et un peu plus de cohérence certaines fois.

Je ne peux pas dire que c’est un mauvais livre, mais j’ai plusieurs fois roulé des yeux au ciel. Cela m’a paru too much. Le roman reste distrayant et l’écriture de l’auteur est agréable. Mais il ne m’a pas laissé avec l’envie d’en lire plus sur les personnages, ou de me précipiter sur le prochain livre de l’auteur. Dommage.


Titre : Lectio letalis | Auteur : Laurent Philipparie     |     Éditeur : Belfond     |    Nombre de pages : 368     |     ISBN : 9782714481184

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