Aventures filmesques

Le roi lion

Il y a 25 ans sortait mon Disney préféré : Le roi lion. J’avais un poster du film, le CD de la bande-son. Je regardais la série animée, centrée sur Timon et Pumba (sisi ! Elle existe !)

Je jouais également à un jeu vidéo, sur je ne sais plus quelle console. Autant vous dire que je connaissais les paroles par cœur. Si je devais choisir un seul film Disney, ce serait bien celui-là.

C’est assez étrange de voir que 25 ans après, ma nièce de 4 ans a la même passion pour ce dessin animé ! Même si elle maîtrise beaucoup plus ce qui a été créé ensuite : les films et la série télévisée centrés sur la génération des enfants de Simba et Nala.

Autant dire que j’attendais avec impatience, et un peu d’anxiété, la version « live » du film (peut-on vraiment parler de live quand tout est en images de synthèse ?).

Plus d’émotions, de mignonitude

La première scène m’a direct fait monter les larmes aux yeux. Le lever de soleil sur la savane africaine, les animaux qui se rendent tous au pied du rocher du lion, et la présentation de Simba par Rafiki. A peine 5 minutes, et je venais de me prendre une magistrale claque. Qu’est-ce que c’était beau !

C’est dur à croire que rien de ce que l’on voit n’est réel, tant c’est bien fait. Je sais bien que la technologie avance à pas de géant, mais quand je repense à ce qui se faisait il y a 25 ans et que je vois ça, je me sens un peu vieille. (Un peu comme quand j’ai parlé à mon neveu de 10 ans des disquettes…)

Quoiqu’il en soit, ces images live m’ont beaucoup plus touchée, beaucoup plus émue que le dessin animé. Car ces animaux étaient réels, loin des dessins animés. Même si je savais que ce n’était qu’une prouesse technologique, émotionnellement, j’ai eu du mal à me détacher de ce que je voyais.

D’ailleurs, quand la fameuse scène de la mort de Mufasa a eu lieu, j’ai bien failli être obligée de sortir de la salle ! Mon chat est mort il y a un mois, en tombant par la fenêtre et son image s’est juxtaposée à celle du roi lors de sa chute. Sans compter que la douleur de Simba face au corps de son père a fait écho à la mienne, suite au décès de ma maman deux mois plus tôt. J’avais revu le dessin animé que M6 quelques jours plus tôt, et je n’avais eu aucun problème avec cette scène. Mais la voir se dérouler avec des personnages « en chair et en os » a eu une résonnance particulière.

Tout a semblé exacerbé. C’était plus drôle, plus mignon, plus triste que le dessin animé, parce que tout paraissait réel.

Mais moins de magie

Si tout a paru plus émouvant car plus réel, le film a néanmoins perdu de sa grandeur, de sa folie, de sa magie. Adieu la course effrénée de Nala et Simba au milieu d’une Afrique colorée durant « Je voudrais déjà être roi » ou les manifestations de Mufasa (notamment quand Simba se regarde dans l’eau ou qu’il lève les yeux vers les nuages).

Le réalisme a pris le pas sur la magie. Cela n’a rien de vraiment surprenant, mais cela m’a déçue. Je n’ai pas tout à fait retrouvé l’esprit du dessin animé. Certaines scènes surtout m’ont cruellement manquée. Notamment la reprise de Soyez prêtes, qui envoie du lourd normalement, avec la voix puissante de Scar, les explosions de lave, et l’hystérie des hyènes (« – Sans roi, sans roi, on vivra sans roi. – Idiotes, il y aura un roi. – Quoi ? Mais t’avais dit ? – Je serais le roi ! ») est réduit à une petite minute de chansonnette plate et sans saveur…

Une modernisation plus ou moins réussie

Comme je l’ai dit plus haut, Le roi lion, c’est LE film Disney. Je l’ai regardé un nombre incalculable de fois, j’en connais les répliques et les paroles de chansons par cœur. Je m’attendais donc à retrouver certaines répliques cultes. Mais 25 ans sont passés par là, et tout a été modernisé, y compris ce que j’attendais.

Si quelques fois, les scénaristes en ont profité pour faire des clins d’oeil aux adultes qui ont connu le dessin animé enfants, certaines répliques ont tout simplement disparu. Je les attendais tellement que la déception a été grande quand les passages sont passés, sans elles.

Voyez-vous celles dont je veux parler ?

Pourtant, la modernisation a eue du bon des fois. J’ai beaucoup aimé la dynamique entre Timon et Pumba, par exemple. Le film a aussi apporté un éclairage différent sur la place des lionnes, très peu présentes normalement. Cela est d’ailleurs assez étranges quand on sait que les lionnes sont celles qui chassent et rapportent le gibier. Le dessin animé de 1994 abordait rapidement cela, sans souligner que les femelles étaient ainsi la base sur laquelle se repose la troupe. A l’époque du Meetoo, il aurait été mal venu de garder les lionnes de côté. J’avais peur qu’ils en fassent des tonnes, mais ça n’a pas été le cas.

A voir ou pas ?

Oui, mille fois oui ! La prouesse technologique à elle seule est une raison pour aller voir ce film.
Pour les fans, il faudra accepter les changements apportés. Si certains sont décevants mais obligatoires dus au changement de support (d’un dessin animé à un film « live »), d’autres sont bien trouvés. Au final, c’est une belle réussite.


Titre : Le roi lion | Année de production : 2019 | Réalisateur : John Favreau | Scénariste : Jeff Nathanson | Durée : 1h58

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