Aventures filmesques

Le retour de Mary Poppins

Qui ne connait pas Mary Poppins ? Cette nounou magique, son parapluie qui lui permet de voler et son sac sans fond ?
C’est la romancière australienne Pamela L. Travers qui donne naissance à la gouvernante en 1934. Il faudra attendre 30 ans pour voir les romans adapter à l’écran par Walt Disney. Je vous conseille d’ailleurs de voir Dans l’ombre de Mary, un biopic qui raconte la naissance de ce film, et surtout comment Walt Disney (incarné par Tom Hanks) a dû convaincre P.L. Travers (interprétée par Emma Thompson) de le laisser faire.

Quoiqu’il en soit, en 1964, Julie Andrews est devenue le visage de Mary Poppins, dans un film haut en couleurs, et dont les chansons ont ravi la petite fille en moi. Pendant un voyage à New York, j’en ai d’ailleurs profité pour voir la comédie musicale sur Broadway, et c’était super.

J’étais donc assez enthousiaste en apprenant que le film allait avoir une suite, tout en étant un tout petit peu sur la réserve quand même. C’est toujours dur de donner une suite à ce qui est devenu un classique.

Une nouvelle génération

Jane et Mickael Banks ont grandi. Désormais, c’est Mickael qui vit dans la demeure sur Cherry Tree Lane avec ses trois enfants. Alors qu’il vient tout juste de perdre de sa femme, les huissiers viennent lui réclamer une importante somme d’argent. Il a jusqu’au vendredi soir minuit pour rembourser la banque, ou il perdra la maison.

C’est dans ces conditions lugubres que Mary Poppins (interprétée par Emily Blunt) fait son grand retour, pour aider, une fois encore, les Banks.

Une recette qui gagne

La construction du film est identique à l’original. Si certaines personnes ont pu être gênées par cela, j’ai beaucoup aimé.
Le ramoneur est remplacé par un éclaireur public.
La scène dans le dessin à la craie se passe désormais dans l’illustration d’un bol.
La banque est aussi sinistre que dans mes souvenirs.
La trame est là. Les musiques sont enjouées, les scènes magiques. J’ai été aussi émerveillée que quand j’étais enfant. D’ailleurs, les clins d’œil au premier film sont nombreux.

Les acteurs sont également très bons. Même si Emily Blunt ne sera jamais Julie Andrews, j’ai beaucoup aimé son interprétation. Quant à Lin-Manuel Miranda, en tant que fan absolue de Hamilton, c’est dur de lui trouver des défauts.

L’enfant en chacun de nous

Devenir adulte semble bien triste dans ce film. Jane et Mickaël ont perdu leur joie, leur innocence. Ils sont complètement empêtrés dans les problèmes d’argent et les responsabilités, ils ne croient plus à la magie et ont peu de patience avec les trois enfants. C’est un peu comme si nous étions condamnées, en grandissant, à devoir vivre courbés sous les soucis.

Pourtant, la présence de Mary Poppins ne va pas être bénéfique que pour les enfants ! Car elle ne veille pas que sur eux. Elle va chercher les bambins qui sommeillent en chacun de nous, adultes, pour leur rappeler que la vie est magique.

Avec un peu d’imagination, un zeste de patience, et un soupçon d’ouverture d’esprit, le bonheur est là, à portée de mains. Et pas besoin d’être hyper extravaguant pour le trouver. Une simple balade au parc avec les gens qui nous sont chers peut être une aventure emplie de magie.

A voir ou pas ?

Si vous adorez le film de 1964, laissez-vous tenter par celui-là. Ne cherchez pas trop les comparaisons entre les deux. Respirez un grand coup, et oubliez le quotidien. Rappelez-vous l’émerveillement que vous avez pu ressentir enfant, et laissez la magie de ce second opus faire son effet.


Titre : Le route de Mary Poppins | Année de production : 2018 | Réalisateur : Rob Marshall | Scénariste : David Agee | Acteurs principaux : Emily Blunt (Mary Poppins) / Lin-Manuel Miranda (Jack) / Ben Whishaw (Michael Banks) / Emily Mortiner (Jane Banks) | Durée : 2h11

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