Aventures sériesques

L’art du rangement avec Marie Kondo

Bonjour tout le monde !

Aujourd’hui, je vous parle livre, série documentaire et développement personnel tout en même temps.

Abonnés Netflix ou non, il est possible que vous ayez vu passer de la publicité pour la nouvelle série documentaire du site de streaming : L’art du rangement avec Marie Kondo.
Personnellement, j’avais déjà entendu parler de cette japonaise qui a fait du rangement un art de vivre mais je ne m’y étais pas intéressée plus que cela. Je suis assez désordonnée. Que ce soit chez moi, ou au travail, je fais des piles un peu partout et jette un voile pudique dessus. Du désordre ? Mais où ça ? Alors rangement et art de vivre, très peu pour moi.

Pourtant, quand j’ai cherché dans l’année une méthode pour ranger housses de couette et taies d’oreiller, je suis tombée sur une vidéo YouTube reprenant la méthode KonMari. Je ne sais pas vous, mais j’ai beau plier mes draps correctement, faire des belles piles (une pour les housses de couette, une pour les draps housses et une pour les taies d’oreiller), quand je cherche une parure, impossible ! Des petits lutins sont venus foutre le bazar dans mes piles qui ont fusionné les unes avec les autres. Une horreur.
Avec la méthode de Marie Kondo, ma housse de couette ne se déplie jamais, mais mieux encore : je me retrouve avec un rabat qui me permet de ranger la taie d’oreiller avec la housse de couette, sans jamais que cela se dérange !
Je me suis dit que finalement, elle était pas mal cette méthode !

Et puis, Netflix a fait un documentaire dans lequel Marie Kondo aide plusieurs familles américaines à reprendre en mains leur quotidien en rangeant. Par curiosité, j’ai regardé, cela a été plus fort que moi. Et je dois avouer que l’impact a été assez inattendu.

Il y a quelque chose de magique à voir cette petite femme (1m42 quand même !) débarquer dans ces grandes maisons américaines, avec un sourire lumineux, et une aura mélangeant gentillesse, sérénité et joie.
Le rangement de Marie Kondo est plus que cela. En triant nos possessions matériels, il s’agit aussi d’y réfléchir et de penser à ce qu’elles nous procurent. Pourquoi les gardons-nous ? Nous procurent-elles de la joie ? C’est là-dessus que repose une grande partie de la méthode KonMari. La première étape, celle des vêtements, est un exemple parfait.

Marie Kondo demande à chaque membre de la famille de créer une seule pile avec tous ses vêtements. Le but est de se mettre face à ses possessions. C’est seulement en réunissant tout que l’on a une vision réelle. Je peux vous dire que pour certaines personnes, c’est énorme ! Dans l’épisode deux, l’épouse est une grande passionnée de mode et ses vêtements sont dispersés dans 3 pièces différentes !
Une fois la pile effectuée, il s’agit de prendre dans les mains chaque objet et de voir s’il nous procure une étincelle de joie. Là, je dois avouer que cela parait bizarre. Et pas que pour moi. Elle conseille alors d’aller chercher un vêtement que nous aimons particulièrement, et de le tenir entre ses mains. Là ! La sensation de contentement que l’on ressent, c’est ça l’étincelle de joie.
Les vêtements qui passent l’épreuve sont pliés de manière optimale, et rangés verticalement afin d’avoir une visibilité instantanée de ce que l’on possède.


Alors que je regardais ça, je sentais la pression de ma garde-robe se faire de plus en plus importante dans mon esprit. Je porte toujours les mêmes fringues, mais j’en ai beaucoup. Et quasiment autant que je ne porte pas. Mais voilà, entre les fringues données, celles offertes, celles achetées pour un événement, celles achetées car adorées, quinze ans ont passé, et autant de kilos ont été pris !
Du coup, dimanche matin, j’ai rassemblé mes vêtements. Celles de mes deux armoires, celles qui traînaient sur des porte-manteaux conçus pour 10 mais que j’occupais seule. Et j’ai constaté l’énormité de la pile.
J’ai fait comme Marie Kondo recommande. J’ai pris les vêtements un par un, et je me suis demandée si j’étais contente de l’avoir et de le porter. Je dois avouer que j’en gardais beaucoup par culpabilité, certains par sentimentalisme, et d’autres car je m’accrochais à la personne que j’étais quand je les portais, avec une quinzaine de kilos de moins.
A la fin de ces deux jours de marathon, une grosse moitié de ma garde-robe a été donnée. Mes placards sont parfaitement rangés. Je ressens une grande satisfaction en contemplant ces rangées de vêtements bien pliés.
Au final, il m’en reste encore beaucoup quand même. Bien plus que ce que la raison recommande. Mais tous m’ont fait ressentir cette petite étincelle de joie dont Marie Kondo parlait, donc ils sont restés.

Je suis toujours en cours de visionnage de la série documentaire, et je lis La magie du rangement. Les vêtements sont la première étape d’un long processus. Si j’ai le courage, je ferais le reste.

Ce qui m’a convaincu – aussi bien de continuer à visionner la série, que de lire son livre, que de me lancer dans la première étape – est le discours déculpabilisant de Marie Kondo. C’est assez impressionnant de la voir travailler et parler avec ses clients. Outre le fait que son sourire cent mille watts éclaire toute la pièce dès qu’elle voit une pile de bordel (elle le dit plusieurs fois : « [she] loves mess ! »), elle explique à des gens paniqués que ce n’est pas grave si le désordre s’installe de temps en temps. Nous pouvons être pris par notre boulot, notre vie perso, bref notre quotidien. Les affaires peuvent se multiplier ici et là. Ce n’est pas grave. Le fait d’avoir fait le tri et de savoir que chaque chose à une place permettra de ranger les choses plus rapidement. Et ça, ça retire une grosse angoisse. Il n’y a rien de plus angoissant, en rangeant, que de tout voir sans dessus dessous quelques jours tard.

Je vous conseille de regarder l’émission et/ou de lire son livre. Je ne suis pas très développement personnel, mais là, ça m’a convaincu. C’est une bouffée d’optimisme, de bienveillance et de motivation. Je ne semble pas être la seule à être atteinte de « KonMarite aiguë » car j’ai appris que d’autres personnes de mon entourage était en pleine phase KonMari.

Et vous ? Vous en avez entendu parler ? Cela vous intrigue, vous tente ?

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