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Green class, tome 1 : Pandémie de Jérôme Hamon et David Tako

Après avoir passé deux semaines dans les marais de Louisiane pour une sortie scolaire, une classe de Canadiens découvre que le monde a basculé pendant leur séjour. Un virus se propage rapidement, transformant les gens en monstres végétaux. Afin de contenir l’épidémie, le gouvernement décide d’isoler les villes touchées en les murant.
Alors qu’ils s’apprêtent à être évacués, un petit groupe décide de rester derrière pour venir en aide à Noah, l’un des leurs, atteint du virus. Commence alors leur lutte pour survivre.

J’aime les histoires de fin du monde, de pandémie, d’apocalypse. Je trouve très intéressant de voir comment l’espèce humaine, confrontée à sa propre disparition, essaie de trouver un moyen de survivre. Par contre, si la fin des temps passe par des zombies, c’est pas mon truc. Ou alors il faut que ce soit vraiment exceptionnel. Je n’ai pas vraiment peur des morts-vivants, mais ils me mettent vraiment vraiment mal à l’aise.

Dans le cas de Green class, l’idée qu’une classe de jeunes sortent d’une forêt pour découvrir leur monde irrémédiablement changé m’a intriguée. Je ne sais pas si cela manquait de clarté ou si j’ai été distraite pendant ma lecture, mais il me semble que les adolescents vivent dans un foyer et n’ont pas vraiment leurs parents dans le coin. Du coup, quand l’un d’entre eux est mis en quarantaine car il montre les premiers signes d’infection, sa sœur refuse de le laisser derrière. Alors que les autorités s’apprêtent à emmurer la ville, en espérant contenir l’infection, elle décide de rester auprès de Noah. Une partie de ses amis refusent de la laisser et reste derrière.

Survivre en milieu hostile

Voilà donc une bande de jeunes, livrés à eux-mêmes, dans une zone cloisonnée où l’infection transforme petit à petit les humains en monstres végétaux. Comme dans tout groupe, les dissensions vont vite apparaître, tout comme les regrets d’avoir fait un tel choix.

Ils se rendent rapidement compte que protéger un infecté va considérablement compliquer leur survie. Les humains non infectés vivent dans une psychose complète. Les infectés, comme les personnes qui les aident, sont chassés sans pitié. Il n’y a plus de règle, plus de loi, sinon celle du plus fort.

Dans un tel cas, l’instinct de survie personnel entre en conflit avec la protection d’un individu seul. Difficile, dans pareilles situations, de maintenir un groupe soudé. Surtout quand, en plus, entre en jeu les hormones d’adolescents.

J’ai trouvé passionnant les réactions de ces adolescents, qui passent d’une vision utopique de survie en groupe à la réalité d’un monde violent où le plus fort survit. Certains sont tiraillés entre leurs amours naissantes et l’envie très individuelle de sauver leur peau.

Un fléau écologique ?

J’ai été agréablement surprise quand j’ai découvert que l’infection transformait progressivement l’être humain en monstre végétal. (J’avais un peu peur de me retrouver avec des zombies…)

Les infectés sont peu présents dans ce premier volume. Leur existence est en fait assez secondaires, comme s’ils n’étaient qu’un prétexte pour jouer avec cette bande d’ados.

Même Noah, le jeune homme infecté, n’est pas mis en avant. Sa transformation se fait en arrière-plan de la survie pendant une grosse partie du premier volume.

Puis la dynamique bascule. Les scénaristes distillent au parfait moment des éléments qui titillent la curiosité, changent la donne et créent une envie de connaître la suite. Je me suis posée la question de savoir si la pandémie n’était pas une manière pour la nature de reprendre le contrôle sur l’espèce humaine.

Je ne parlerai que peu du dessin qui, sans marquer, a été en parfaite adéquation avec l’album, aussi bien son histoire et son atmosphère.

A lire ou pas ?

Pour moi, oui. C’est un volume que je conseillerai sans nul doute. J’ai été très agréablement surprise que le focus de l’histoire soit vraiment sur le groupe d’ados et leurs réactions face à la situation. L’aspect des infectés m’intriguent vraiment ! Je pense que la série a beaucoup de potentiel. J’ai avalé le premier volume d’une traite avec l’envie de savoir la suite. Et ça c’est chouette !


Titre de la série : Green class     |     Titre du volume : 1 – Pandémie     |     Auteurs : Jérôme Hamon (scénariste) / David Tako (dessinateur)    |     Éditeur : Le Lombard     |     Nombre de pages : 72    |     Date de publication : 15 février 2019          |     ISBN : 978-2-8036-7238-7

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