Aventures sériesques

Dark tourist

Dark tourist est une production Netflix, qui suit un journaliste néo-zélandais sur des lieux de tourisme macabre. Fukushima, immigration clandestine au Mexique, circuits touristiques suivant les meurtres de tueurs en série américains,… David Farrier va parcourir la planète pour essayer de comprendre les raisons derrière ce tourisme si particulier.

Les termes sont nombreux en français pour décrire ce tourisme : tourisme noir, tourisme macabre, thanatotourisme… Il est employé pour parler des voyages organisés sur des lieux liés à une catastrophe, mais aussi liés à la mort, ou aux événements les sombres de l’Histoire. Par exemple, les visites des camps de concentration sont du tourisme noir.

Chacun des huit épisodes se concentrent sur une partie du globe. Le concept m’a tout de suite plu, car je suis fascinée par cet attrait qu’ont les gens pour ce genre de choses. Comment peut-on décider d’aller en vacances sur les traces d’un tueur en série ? Ou dans une zone radioactive ?

L’épisode sur le Japon, le 2ème de la série, m’a particulièrement marquée. Il y a plusieurs raisons à cela. La première est que le groupe de touristes que le journaliste infiltre nous amène dans des zones très peu montrées. Les Japonais communiquent peu sur les conséquences de Fukushima. On le voit bien dans cet épisode. Entre les données fournies par le gouvernement sur la radioactivité et ce que les touristes constatent sur place, il y a tout un monde.
En même temps, la panique ressentie par ces mêmes touristes m’a estomaquée. Ils semblaient surpris par la haute radioactivité et à mi-chemin, ils ont commencé à paniquer ! A quoi s’attendaient-ils ?

Les raisons derrière ce phénomène

Vous l’aurez compris, j’étais étonnée par ce que je voyais. Entre des touristes venus se promener dans la forêt des suicidés au Japon, dans l’espoir de tomber sur un corps encore non découvert, ou des Allemands arpentant la plus grande reconstitution européenne de la Seconde guerre mondiale avec fierté dans leur uniforme nazie (mais ce n’est qu’un jeu voyons!) ou la possibilité de se faire torturer par un ancien militaire américain… (Et j’en passe et des meilleurs !) C’était difficile de croire que des gens étaient prêts à payer pour ce genre de vacances !

Quant à la quête du journaliste, à savoir ce que les gens cherchaient dans ce genre de voyage, je n’ai pas eu de réponses. Au final, le documentaire ne fait que montrer différents lieux de tourisme macabre, plusieurs touristes, mais ne creusent pas du tout les raisons derrière ce phénomène.
J’irais jusqu’à dire que j’ai même été étonnée par l’attitude de David Farrier, qui est à la limite de la moquerie par moment. Alors oui, il a le mérite de mouiller sa chemise dans l’aventure. Nager dans un lac radioactif, s’initier au vaudou, se faire torturer,… Il ne manque pas de courage. Mais par moment, son incompréhension, son incrédulité est teintée d’une espèce de moquerie qui m’a dérangée.

A voir ou pas ?

Bien que j’ai trouvé le concept très intéressant, et même si l’attitude du journaliste m’a paru limite, j’ai quand même appris des choses. Rien que pour ça, ça vaut le coup. Après, ce n’est pas non plus le bijou du siècle. Mais si vous êtes curieux, allez y jeter un coup d’œil.

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