Manga

City hunter rebirth, tome 1 de Sokura Nishiki

Kaori, quarante ans, est une fan inconditionnelle de City hunter, série de mangas de Tsukaja Hojo. Coincée dans une vie morne, elle rêve de vivre des aventures extraordinaires au côté de son héro préféré.
Quand elle est percutée par un train et qu’elle se réveille dans le corps d’une ado de seize ans, elle croit avoir perdue la tête. Elle écrit alors le fameux XYZ sur le panneau de la gare de Shinjuku. Quelle n’est pas sa surprise quand elle tombe alors nez à nez avec le fameux Ryo Saeba ! Elle ne s’ait pas ce qu’il lui arrive, mais elle va profiter de chaque instant.

J’attendais de pouvoir lire cette série avec une certaine appréhension. J’ai été biberonnée au club Dorothée. Nicky Larson est donc un dessin animé qui a bercé mon enfance. Plus tard, j’ai découvert le manga original, et par la suite, l’oeuvre de Tsukasa Hojo. Du coup, cette nouvelle license me provoquait autant d’excitation que d’appréhension.
Rien que la lecture du résumé me laissait perplexe. Le coup de la fan ultime qui se retrouve projetée dans le monde de son fantasme, cela ressemblait à beaucoup de fanfictions lues dans divers fandoms. C’était ma crainte.

Une bonne surprise pour le dessin

La première chose qui m’a bluffée, c’est le trait du mangaka. Difficile à croire que ce n’est pas Hojo qui a dessiné. Si on est vraiment très très pointilleux, on peut reconnaître des maladresses ici et là, mais sans plus. A ces débuts aussi, Hojo avait un dessin un peu plus maladroit, vais-je dire. Du coup, j’ai pu facilement me projeter dans la série, car je retrouvais des repères familiers. Mais le dessin se suffit-il à lui-même ? La réponse est non, pas vraiment.

Un scénario sans grand intérêt

Parlons scénario, maintenant. Quelques lignes plus haut, je vous disais avoir une impression de déjà-vu avec le résumé. Cela ne m’a pas quitté pendant la lecture. L’héroïne se retrouve projetée en plein milieu d’une affaire qu’elle connaît par cœur. Elle réussit à s’incruster et se fait passer pour une médium pour expliquer tout ce qu’elle laisse filtrer et qu’elle ne devrait pas savoir ou qu’il ne s’est pas encore passé. En bref, on est dans le fanservice à mort. Alors oui, c’est drôle, oui c’est bien dessiné, oui on retrouve bien l’univers de Tsukasa Hojo, mais est-ce original ? Pas tant que cela. C’est un petit trip distrayant mais quel est son avenir ? Part-on sur une série en quinze milles volumes ? J’espère que non.

Un premier volume qui me laisse assez perplexe

En conclusion, ce premier volume de City hunter rebirth me laisse perplexe. Le scénario est bateau et ne repose que sur le fanservice. Je ne suis pas sûre que le dessin assez, certes bluffant, justifie l’existence de cette fanfiction officielle sur des milliers de tomes. C’est un bon délire, mais sans plus.


Titre de la série : City hunter rebirth     |     Auteur : Sokura Nishiki, d’après l’oeuvre de Tsukasa Hojo    |     Éditeur : Ki-oon     |     Nombre de pages : 176     |     ISBN : 9791032703823

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